vendredi 29 novembre 2013

Horoscope ... ou pas cope ??

Bélier : ne suivez pas comme un mouton et cessez d’enfoncer des portes ouvertes

Taureau : c’est votre feria ! Vous allez voir rouge toute la journée

Gémeaux : pluriel de « j’ai mal » quand vous avez vraiment un tas de gros bobos

Cancer : une saleté qui nous gâche l’existence

Lion : pour rugir de plaisir ! Est souvent en compagnie de Mars et Twix

Vierge : attention, le 15 août préparez-vous à décoller

Balance : objet fétiche des femmes pendant les 6 mois qui précèdent l’été et pendant les 6 mois qui suivent Noël et le jour de l’an. En gros 12 mois de l’année…

Scorpion : mieux vaut dard que jamais, au risque d’être fatal

Sagittaire : inutile de s’agiter, il suffit de choisir la meilleure part

Capricorne : a pris corne le jour où sa femme est partie à Capri avec un autre

Verseau : interdit au moment de l’apéro, sauf si c’est dans du pastis (à consommer avec modération bien entendu !)

Poissons : filez et revenez vendredi !




vendredi 8 novembre 2013

SMS, MMS, TMS et OMS

« Elo ! »

« Coucou, ça va ? »

« Oui, é toi ? Kes tu fé ? »

« J'v o ciné »

« Tro fun ! »

« E sinon, ça va ? »

« Tvb, lol ! »

Alors voilà une magnifique conversation sponsorisée par l’Académie française, si fière de voir le vocabulaire de Molière et La Fontaine enrichi de plusieurs onomatopées au sens plus qu’explicites. Tenez, prenez « Lol », et bien oui quoi vous avez tout compris non ?! Allons ne faîtes pas les difficiles petits galopins.

Ce qui me frappe en particulier dans les SMS et autres MMS, ce sont les conditions dans lesquelles ils peuvent être écrits. Absolument ! Je vous assure que cela vaut le détour !
Ainsi, l’autre jour, j’ai été percuté par un jeune homme la tête penché en avant, le visage plongé sur l’écran de son smartphone et concentré au maximum dans ce qu’il était en train d’écrire. Le choc fut surprenant, d’autant plus que je pensais être dans le champ de vision de ce piéton. Nenni ! Il n’avait dans son angle de vue que le clavier tactile qui lui servait d’ardoise 2.0 destinée à saisir les mots de son message.

Et encore, la scène se déroulait sur un trottoir, avec un degré de protection certain pour les protagonistes et un environnement proche qui pouvait permettre de mobiliser ses neurones afin de communiquer par abréviations à tout ou partie de ses contacts.

La chose devient plus trapue lorsque l’expéditeur est en pleine action tandis qu’il (ou elle, car cela fonctionne aussi avec les femmes) traverse la chaussée. Mais oui, car il ne manquerait plus que le fameux sms ne parte qu’une fois arrivé(e) sur l’autre trottoir. Impensable !

Et une difficulté n’arrivant jamais seule, il se trouve que, fréquemment, l’écrivain ne faisant pas du tout attention à la couleur du feu et du petit bonhomme (il ne faudrait pas exagérer non plus !), le voilà qui s’engage à quelques secondes du passage au vert pour les voitures et la tête inclinée à 45°. Quand vous connaissez le degré moyen de patience chez un conducteur parisien qui attend le passage du petit bonhomme au rouge pour faire vrombir les cylindrées, je vous passe la scène du démarrage alors que quelqu’un est en pleine saisie de caractères sur le passage clouté !

La chance peut heureusement se présenter pour le piéton, si je vous assure. Tenez, regardez bien autour de vous lorsque vous êtes vous-même au volant : votre voisin de droite est en train d’écrire un sms au feu rouge, la personne dans la voiture de derrière semble être occupée à la même activité, et plus vous regardez en arrière plus vous semblez être dans une dictée en classe. Chaque conducteur profite au maximum des secondes de répit accordées par le feu tricolore pour s’empresser de rédiger quelques idées philosophiques au sujet de l’heure définitive du rendez-vous, du nom du restaurant finalement retenu ou encore du nombre de baisers envoyés.

Et finalement, notre piéton peut tranquillement traverser en continuant à écrire ses messages puisque les conducteurs font de même. Sauf, sans doute, cette personne qui klaxonne s’apercevant qu’aucune voiture devant elle n’a l’intention de démarrer. « Oh ça va, y’ pas l’feu, faut pas s’énerver comme ça monsieur, j’avance, j’avance ! »

Au-delà de déclencher des accidents de la route, l’écriture de sms portée à son paroxysme entraîne des crampes et des ampoules sur les pouces. Ces deux doigts n’ont jamais été autant sollicités depuis l’invention de l’auto-stop.

Jusqu'à présent, ce doigt servait à mettre fin à une partie de cache-cache qui dégénérait et avait donné naissance à la célèbre formule « Pouce, on arrête ! ».

Désormais, le pouce est en alerte permanente. Plutôt devrais-je dire « les pouces » d’ailleurs et le fait qu’ils soient deux favorisent une fréquence élevée d’appuis sur les écrans tactiles. 

Sans arrêt en éveil, les deux doigts sont prêts à jaillir et à entamer un ballet saccadé. Par moments, lorsque l’un des deux compères est occupé à tenir autre chose, le seul pouce disponible est mis à contribution pour rédiger la missive électronique.

Je vous passe la liste des TMS. « T’as Mangé ta Soupe « ?, mais non, beaucoup plus sérieusement il s’agit des « Troubles Musculo-Squelettiques » dont sont victimes ces deux paires de phalanges : ampoules à répétition, foulure, entorse, rupture des ligaments du pouce, j’en passe et des plus douloureuses. Alors je crie « Pouce pour les pouces !! », prenez soin de vos doigts.

Certes, je reconnais que ce doigt est le plus approprié pour l’exercice SMS et que l’auriculaire ne s’y prête guère, malgré tout ne maltraitez pas vos deux stylets naturels car ces derniers ne se remplacent pas comme ça. Et leur grande utilité ne justifie pas de les mettre ainsi à l’index.

A ce propos, je songe à solliciter l’OMS (Organisation Mondiale du SMS… pardon ! de la Santé) pour qu’elle se saisisse de ce véritable sujet de santé publique : de l’impact de l’écriture des SMS sur les pouces des propriétaires de téléphones portables.

Et si vous aussi, vous partagez mon inquiétude, la prochaine fois que vous vous apprêterez à écrire un sms, je vous en supplie ayez une pensée pour vos pouces : offrez leur un petit échauffement avant, des étirements après et surtout une « poucicure » est à prévoir tous les mois.

PS : pour les plus nostalgiques, souvenez-vous de cette époque plus ou moins lointaine où vous suciez votre pouce. C’est une excellente solution pour éviter la surchauffe chez les accros du sms !


vendredi 4 octobre 2013

Mais où est-ce que j’ai mis mes clés ?!

Depuis que le sac à main existe, plusieurs questions résonnent immanquablement aux oreilles d’une bonne partie de l’humanité (à fortiori celle qui se trouve à proximité de la propriétaire du dit sac) :

  • Mais où est-ce que j’ai bien pu mettre mes clés ?
  • Attends je ne trouve plus mes cigarettes ?
  • Où est-ce que j’ai mis mon portable ?
  • C’est fou ça je ne retrouve pas mes clés de voiture ?!
Vous vous reconnaissez ? Cela vous rappelle une situation récente ? Vous avez déjà entendu cela quelque part ? Si vous répondez par l’affirmative, je ne suis pas surpris. Par contre si vous me dîtes que vous ne voyez absolument pas à quoi je fais référence, il est possible que j’émette certains doutes, voire des doutes certains, quant à votre bonne foi.

Il se trouve que le plus mystérieux, une fois cette phase de questionnement passée, réside dans le fait qu’à chaque fois, et je dis bien à chaque fois (bon sauf peut-être les fois où les choses se passent différemment) l’objet recherché est retrouvé dans le célébrissime et fameux sac à main. Ce récipient, qui s’est transformé au fil des âges en véritable article de mode, présente des capacités de rangement inouïes et ce, quelle que soit sa taille !

A plusieurs reprises je me suis dit que le sac à main méritait au moins de faire l’objet d’une thèse. Cette chronique n’est donc qu’un piètre essai de théorisation de ce qui pourrait quasiment suffire à définir la féminité, tout du moins à l’illustrer dans sa composante « organisationnelle ». Mais oui bien sûr ! N’avez-vous jamais entendu une femme vous rétorquer que son sac à main est parfaitement rangé (alors qu’elle s’escrime à chercher depuis 17 minutes son rouge à lèvres qui est à l’intérieur).

Ainsi, en complément d’une compartimentation exemplaire dans certain modèle (grandes poches, petites poches, pochettes intérieures à zip, doublure prévue à cette effet, poches extérieures, etc.), le sujet de notre réflexion est dotée d’une volumétrie tout à fait imposante. Finalement Mary Poppins n’a rien inventé et l’épisode au cours duquel elle extrait un porte-manteau de son sac est la parfaite illustration de ce qui peut être contenu à l’intérieur des sacs de nos chères et tendres.

Selon le fameux théorème qui veut que Rangements x Volume = Fourre-tout, je vous laisse imaginer, ou mieux vous rappeler tout ce que vous avez déjà vu être sorti de notre cher sac ! Et le résultat se trouve souvent agrémenté d’un coefficient multiplicateur lorsqu’il y a eu plusieurs jours d’utilisation du même récipient.

Le terme de « récipient » me fait à l’instant penser que la théorie des vases communicants est tout à fait appropriée aux sacs à main. Vous me suivez ? Observez attentivement comment tout ou partie du contenu du sac utilisé tout au long de la semaine peut se retrouver transféré dans un exemplaire uniquement dédié aux sorties du week-end. La manœuvre est réalisée avec une dextérité impressionnante, en poignées successives, permettant de temps en temps de se séparer de certaines affaires (attention, de temps en temps seulement je précise !).

Au cours de ces grandes « transhumances », il est tout à fait envisageable que la cargaison qui est ainsi passée de l’ensemble ouvert « A » à l’ensemble ouvert « B » se trouve, dans un second temps quasiment immédiat, enrichie d’un lot en provenance de l’ensemble fermé « C ». Finalement théories des ensembles et des sacs communicants s’appliquent en toute fluidité dans notre approche.

Arrêtons-nous désormais quelques instants pour nous concentrer sur l’étape citée précédemment, à savoir se séparer de certaines choses placées dans le sac. Cette phase intervient dans un contexte bien précis : la vidange de sac. Après avoir visionné plusieurs scènes similaires au ralenti, nous pouvons découper l’opération en 4 phases bien distinctes :

1-    Retournement du sac, ouvert évidemment (j’en ai mal au cœur pour lui)
2-    Agitations de haut en bas au-dessus d’une surface plane (un lit, un canapé, une table, voire le sol feront parfaitement l’affaire par exemple ; un puits, la cuvette des toilettes ou au-dessus du balcon font partie des choix à décommander) (quant à moi, je continue à avoir mal au cœur pour le sac)
3-    Chutes de l’ensemble du contenu en pluie ou en amas (là c’est le sac qui a mal au cœur de s’être fait secouer et qui rend tout ce qu’il a dans le cuir)
4-    Tri plus ou moins rapide (cf. notre théorème du fourre-tout), qui se matérialise par la constitution de 2 tas bien distincts : ce qui est gardé et ce qui est jeté. Et quand je dis ce qui est gardé, devrais-je préciser « ce qui est gardé et remis dans le sac précédemment vidé ou dans un autre sac comme le veut la théorie des sacs communicants »
5-    Retour à l’étape 1 pour une nouvelle opération à « sac ouvert »

Malgré la véracité des faits, et j’en veux pour preuve les plaintes pour maltraitance reçue auprès de la SAC (Société des Articles en Cuir dont les sacs à mains sont membres émérites), d’aucuns diront qu’au travers de ces quelques lignes je n’ai fait que vider mon sac. C’est possible, il se trouve que je cherchais moi aussi mes clés de voiture ;)



dimanche 29 septembre 2013

Deux testaments pour le prix d’un

Avez-vous déjà lu la Bible ? Non ? Un petit peu ? Déjà 5 fois ?! Il se trouve que la Bible nous offre généreusement deux testaments.

Non que les soldes aient déjà existé à l’époque lointaine où ce livre fut inspiré et écrit, simplement il a fallu du temps, beaucoup de temps pour que cette rencontre ait lieu et puisse se réaliser. Une rencontre ? Oui le plus beau des rendez-vous à savoir celui de Dieu et des hommes.

Certes, les démarrages furent plutôt chaotiques et plus d’un dirait que l’histoire démarrait sacrément mal. Tout ça pour une histoire de pépin et de langue fourchue. Ah si Eve avait fait comprendre à son adversaire qu’il terminerait en sac à main à la moindre entourloupe ! Bref, la situation a bien ripé au démarrage et pendant que nos deux compères se retrouvaient à poil, l’ensemble de leur descendance était rhabillé pour plusieurs hivers.

Et la suite de ce qui s’appelle l’Ancien Testament va se dérouler sur cette même pente savonneuse alternant les meurtres, les adultères, les négociations familiales qui dégénèrent. Entre Dallas et Château-Babel, vont se succéder des tractations, des histoires de partage, d’héritage, de prise de bec à savoir qui serait le plus fort et de frère balancé dans un puits par ses aînés. Une époque formidable !

Sans compter des bastons mémorables entre peuples et tribus qui s’arrachent quelques arpents de terre, des coups bas « en veux-tu en voilà », des concours de fronde à celui qui démolira l’autre, des attaques de sauterelles, des ouragans terribles à faire frémir la miss météo la plus aguerrie. C’est un condensé de « Règlements de compte à Jérusalem », « Coup de foudre au bord du Nil », « La tour de Babel infernale » et « Le pharaon est une ordure ».

Heureusement quelques personnages sortent du lot et tentent, tant bien que mal, de redresser la marche de leurs proches dans une direction plus paisible. Mais à quel prix ! Plusieurs paieront de leur vie cet appel à plus de paix, d’écoute, d’attention à l’autre. D’ailleurs l’expression « avoir l’impression de parler dans le désert » a dû être inventée par un prophète en mal de public. En plus si c’est pour être nourri par les corbeaux, ça fait beaucoup pour un job assez chichement payé ! (cf. la dernière dépêche de l’AFP, l’Agence Fraternelle des Prophètes)

Enfin, après tant de rebondissements, alors qu’une brise légère caresse les dunes, un rendez-vous va se réaliser, aussi incroyable qu’inattendu bien qu’espéré par tout un peuple depuis des lampes à huile !

Une demande délicate d’abord, un humble oui en réponse et voici que l’Ancien cède la place au Nouveau dans la douceur d’une maternité toute discrète et merveilleuse à la fois. Alors que la courbe séduisante de la pomme avait déclenché la première belle boulette de l’humanité, voilà que le magnifique et si touchant arrondi du ventre de Marie va entraîner une douce tempête d’Amour dont Dieu seul a le secret (bon il paraît que l’Esprit Saint était aussi dans le coup m’a glissé un proche de la famille).

Oh bien sûr, tout ne vas pas être simple, ne serait-ce que pour la naissance de Jésus pour laquelle trouver un hébergement représente pour ses parents un vrai chemin de croix. Finalement Joseph et Marie trouveront une place en crèche dont personne ne veut (à croire que les choses ont bien changé en deux mille ans à ce sujet…).

La Bonne Nouvelle va pouvoir se déployer et se révéler dans toutes les dimensions de la création, du tout premier « areuh » de Jésus bébé jusqu’au don de sa vie, en passant par la multiplication des pains et les nombreuses guérisons qu’il a opérées.

Tendresse, délicatesse, écoute, attention, pardon, miséricorde, bienveillance, paix, douceur, accueil, tout cela coule au fil de ce Nouveau Testament, au gré des rencontres, des discussions, des histoires racontées à la foule venue capter ses paraboles.

Evidemment cela chauffe un peu aux entournures avec l’équipe des Pharisiens qui n’acceptent pas du tout que le Messie vienne jouer dans leur cour. C’est certain que Jésus recrute à tour de bras des joueurs qui sont prêts à mettre leurs talents au service d’un club dont la vocation n’est pas de faire de l’argent. Et l’on ne peut même plus se vanter d’être les soi-disant intimes du Big Boss Céleste, c’est vraiment la fin du spi-business.

Sans compter les marchands du Temple qui se sont fait remettre à leur juste place. Il faut dire que les t-shirts à l’effigie de Jésus, les sandales à semelles spéciales pour marcher sur l’eau et les pierres en mousse pour fausse lapidation, ça faisait vraiment bon vin transformé en mauvaise piquette.

Finalement, prêt à tout donner, tout lui fut pris y compris sa vie. La vie de Jésus déposée entre des mains qui ne réalisaient sans doute pas ce qu’elles faisaient et dont il ne leur sera pas tenu rigueur, tellement le festival amoureux va tout éclabousser jusqu’au bout.

La nuit de sa naissance a été la plus lumineuse. Trois jours après sa mort c’est l’éclat fulgurant de la Vie renouvelée qui tient lieu et place de soleil dans le cœur de ses disciples.

Retenons qu’au travers de ce testament, c’est l’Amour qui nous est donné. A chacun de nous de le faire grandir et fructifier : une cascade de tendresse, une immense brassée de pardon, de fines feuilles d’espérance, des touches de douceur et un regard pacifique.


Voilà votre « Amojito » est prêt. A donner et consommer sans modération !!