vendredi 29 novembre 2013

Horoscope ... ou pas cope ??

Bélier : ne suivez pas comme un mouton et cessez d’enfoncer des portes ouvertes

Taureau : c’est votre feria ! Vous allez voir rouge toute la journée

Gémeaux : pluriel de « j’ai mal » quand vous avez vraiment un tas de gros bobos

Cancer : une saleté qui nous gâche l’existence

Lion : pour rugir de plaisir ! Est souvent en compagnie de Mars et Twix

Vierge : attention, le 15 août préparez-vous à décoller

Balance : objet fétiche des femmes pendant les 6 mois qui précèdent l’été et pendant les 6 mois qui suivent Noël et le jour de l’an. En gros 12 mois de l’année…

Scorpion : mieux vaut dard que jamais, au risque d’être fatal

Sagittaire : inutile de s’agiter, il suffit de choisir la meilleure part

Capricorne : a pris corne le jour où sa femme est partie à Capri avec un autre

Verseau : interdit au moment de l’apéro, sauf si c’est dans du pastis (à consommer avec modération bien entendu !)

Poissons : filez et revenez vendredi !




vendredi 8 novembre 2013

SMS, MMS, TMS et OMS

« Elo ! »

« Coucou, ça va ? »

« Oui, é toi ? Kes tu fé ? »

« J'v o ciné »

« Tro fun ! »

« E sinon, ça va ? »

« Tvb, lol ! »

Alors voilà une magnifique conversation sponsorisée par l’Académie française, si fière de voir le vocabulaire de Molière et La Fontaine enrichi de plusieurs onomatopées au sens plus qu’explicites. Tenez, prenez « Lol », et bien oui quoi vous avez tout compris non ?! Allons ne faîtes pas les difficiles petits galopins.

Ce qui me frappe en particulier dans les SMS et autres MMS, ce sont les conditions dans lesquelles ils peuvent être écrits. Absolument ! Je vous assure que cela vaut le détour !
Ainsi, l’autre jour, j’ai été percuté par un jeune homme la tête penché en avant, le visage plongé sur l’écran de son smartphone et concentré au maximum dans ce qu’il était en train d’écrire. Le choc fut surprenant, d’autant plus que je pensais être dans le champ de vision de ce piéton. Nenni ! Il n’avait dans son angle de vue que le clavier tactile qui lui servait d’ardoise 2.0 destinée à saisir les mots de son message.

Et encore, la scène se déroulait sur un trottoir, avec un degré de protection certain pour les protagonistes et un environnement proche qui pouvait permettre de mobiliser ses neurones afin de communiquer par abréviations à tout ou partie de ses contacts.

La chose devient plus trapue lorsque l’expéditeur est en pleine action tandis qu’il (ou elle, car cela fonctionne aussi avec les femmes) traverse la chaussée. Mais oui, car il ne manquerait plus que le fameux sms ne parte qu’une fois arrivé(e) sur l’autre trottoir. Impensable !

Et une difficulté n’arrivant jamais seule, il se trouve que, fréquemment, l’écrivain ne faisant pas du tout attention à la couleur du feu et du petit bonhomme (il ne faudrait pas exagérer non plus !), le voilà qui s’engage à quelques secondes du passage au vert pour les voitures et la tête inclinée à 45°. Quand vous connaissez le degré moyen de patience chez un conducteur parisien qui attend le passage du petit bonhomme au rouge pour faire vrombir les cylindrées, je vous passe la scène du démarrage alors que quelqu’un est en pleine saisie de caractères sur le passage clouté !

La chance peut heureusement se présenter pour le piéton, si je vous assure. Tenez, regardez bien autour de vous lorsque vous êtes vous-même au volant : votre voisin de droite est en train d’écrire un sms au feu rouge, la personne dans la voiture de derrière semble être occupée à la même activité, et plus vous regardez en arrière plus vous semblez être dans une dictée en classe. Chaque conducteur profite au maximum des secondes de répit accordées par le feu tricolore pour s’empresser de rédiger quelques idées philosophiques au sujet de l’heure définitive du rendez-vous, du nom du restaurant finalement retenu ou encore du nombre de baisers envoyés.

Et finalement, notre piéton peut tranquillement traverser en continuant à écrire ses messages puisque les conducteurs font de même. Sauf, sans doute, cette personne qui klaxonne s’apercevant qu’aucune voiture devant elle n’a l’intention de démarrer. « Oh ça va, y’ pas l’feu, faut pas s’énerver comme ça monsieur, j’avance, j’avance ! »

Au-delà de déclencher des accidents de la route, l’écriture de sms portée à son paroxysme entraîne des crampes et des ampoules sur les pouces. Ces deux doigts n’ont jamais été autant sollicités depuis l’invention de l’auto-stop.

Jusqu'à présent, ce doigt servait à mettre fin à une partie de cache-cache qui dégénérait et avait donné naissance à la célèbre formule « Pouce, on arrête ! ».

Désormais, le pouce est en alerte permanente. Plutôt devrais-je dire « les pouces » d’ailleurs et le fait qu’ils soient deux favorisent une fréquence élevée d’appuis sur les écrans tactiles. 

Sans arrêt en éveil, les deux doigts sont prêts à jaillir et à entamer un ballet saccadé. Par moments, lorsque l’un des deux compères est occupé à tenir autre chose, le seul pouce disponible est mis à contribution pour rédiger la missive électronique.

Je vous passe la liste des TMS. « T’as Mangé ta Soupe « ?, mais non, beaucoup plus sérieusement il s’agit des « Troubles Musculo-Squelettiques » dont sont victimes ces deux paires de phalanges : ampoules à répétition, foulure, entorse, rupture des ligaments du pouce, j’en passe et des plus douloureuses. Alors je crie « Pouce pour les pouces !! », prenez soin de vos doigts.

Certes, je reconnais que ce doigt est le plus approprié pour l’exercice SMS et que l’auriculaire ne s’y prête guère, malgré tout ne maltraitez pas vos deux stylets naturels car ces derniers ne se remplacent pas comme ça. Et leur grande utilité ne justifie pas de les mettre ainsi à l’index.

A ce propos, je songe à solliciter l’OMS (Organisation Mondiale du SMS… pardon ! de la Santé) pour qu’elle se saisisse de ce véritable sujet de santé publique : de l’impact de l’écriture des SMS sur les pouces des propriétaires de téléphones portables.

Et si vous aussi, vous partagez mon inquiétude, la prochaine fois que vous vous apprêterez à écrire un sms, je vous en supplie ayez une pensée pour vos pouces : offrez leur un petit échauffement avant, des étirements après et surtout une « poucicure » est à prévoir tous les mois.

PS : pour les plus nostalgiques, souvenez-vous de cette époque plus ou moins lointaine où vous suciez votre pouce. C’est une excellente solution pour éviter la surchauffe chez les accros du sms !


vendredi 4 octobre 2013

Mais où est-ce que j’ai mis mes clés ?!

Depuis que le sac à main existe, plusieurs questions résonnent immanquablement aux oreilles d’une bonne partie de l’humanité (à fortiori celle qui se trouve à proximité de la propriétaire du dit sac) :

  • Mais où est-ce que j’ai bien pu mettre mes clés ?
  • Attends je ne trouve plus mes cigarettes ?
  • Où est-ce que j’ai mis mon portable ?
  • C’est fou ça je ne retrouve pas mes clés de voiture ?!
Vous vous reconnaissez ? Cela vous rappelle une situation récente ? Vous avez déjà entendu cela quelque part ? Si vous répondez par l’affirmative, je ne suis pas surpris. Par contre si vous me dîtes que vous ne voyez absolument pas à quoi je fais référence, il est possible que j’émette certains doutes, voire des doutes certains, quant à votre bonne foi.

Il se trouve que le plus mystérieux, une fois cette phase de questionnement passée, réside dans le fait qu’à chaque fois, et je dis bien à chaque fois (bon sauf peut-être les fois où les choses se passent différemment) l’objet recherché est retrouvé dans le célébrissime et fameux sac à main. Ce récipient, qui s’est transformé au fil des âges en véritable article de mode, présente des capacités de rangement inouïes et ce, quelle que soit sa taille !

A plusieurs reprises je me suis dit que le sac à main méritait au moins de faire l’objet d’une thèse. Cette chronique n’est donc qu’un piètre essai de théorisation de ce qui pourrait quasiment suffire à définir la féminité, tout du moins à l’illustrer dans sa composante « organisationnelle ». Mais oui bien sûr ! N’avez-vous jamais entendu une femme vous rétorquer que son sac à main est parfaitement rangé (alors qu’elle s’escrime à chercher depuis 17 minutes son rouge à lèvres qui est à l’intérieur).

Ainsi, en complément d’une compartimentation exemplaire dans certain modèle (grandes poches, petites poches, pochettes intérieures à zip, doublure prévue à cette effet, poches extérieures, etc.), le sujet de notre réflexion est dotée d’une volumétrie tout à fait imposante. Finalement Mary Poppins n’a rien inventé et l’épisode au cours duquel elle extrait un porte-manteau de son sac est la parfaite illustration de ce qui peut être contenu à l’intérieur des sacs de nos chères et tendres.

Selon le fameux théorème qui veut que Rangements x Volume = Fourre-tout, je vous laisse imaginer, ou mieux vous rappeler tout ce que vous avez déjà vu être sorti de notre cher sac ! Et le résultat se trouve souvent agrémenté d’un coefficient multiplicateur lorsqu’il y a eu plusieurs jours d’utilisation du même récipient.

Le terme de « récipient » me fait à l’instant penser que la théorie des vases communicants est tout à fait appropriée aux sacs à main. Vous me suivez ? Observez attentivement comment tout ou partie du contenu du sac utilisé tout au long de la semaine peut se retrouver transféré dans un exemplaire uniquement dédié aux sorties du week-end. La manœuvre est réalisée avec une dextérité impressionnante, en poignées successives, permettant de temps en temps de se séparer de certaines affaires (attention, de temps en temps seulement je précise !).

Au cours de ces grandes « transhumances », il est tout à fait envisageable que la cargaison qui est ainsi passée de l’ensemble ouvert « A » à l’ensemble ouvert « B » se trouve, dans un second temps quasiment immédiat, enrichie d’un lot en provenance de l’ensemble fermé « C ». Finalement théories des ensembles et des sacs communicants s’appliquent en toute fluidité dans notre approche.

Arrêtons-nous désormais quelques instants pour nous concentrer sur l’étape citée précédemment, à savoir se séparer de certaines choses placées dans le sac. Cette phase intervient dans un contexte bien précis : la vidange de sac. Après avoir visionné plusieurs scènes similaires au ralenti, nous pouvons découper l’opération en 4 phases bien distinctes :

1-    Retournement du sac, ouvert évidemment (j’en ai mal au cœur pour lui)
2-    Agitations de haut en bas au-dessus d’une surface plane (un lit, un canapé, une table, voire le sol feront parfaitement l’affaire par exemple ; un puits, la cuvette des toilettes ou au-dessus du balcon font partie des choix à décommander) (quant à moi, je continue à avoir mal au cœur pour le sac)
3-    Chutes de l’ensemble du contenu en pluie ou en amas (là c’est le sac qui a mal au cœur de s’être fait secouer et qui rend tout ce qu’il a dans le cuir)
4-    Tri plus ou moins rapide (cf. notre théorème du fourre-tout), qui se matérialise par la constitution de 2 tas bien distincts : ce qui est gardé et ce qui est jeté. Et quand je dis ce qui est gardé, devrais-je préciser « ce qui est gardé et remis dans le sac précédemment vidé ou dans un autre sac comme le veut la théorie des sacs communicants »
5-    Retour à l’étape 1 pour une nouvelle opération à « sac ouvert »

Malgré la véracité des faits, et j’en veux pour preuve les plaintes pour maltraitance reçue auprès de la SAC (Société des Articles en Cuir dont les sacs à mains sont membres émérites), d’aucuns diront qu’au travers de ces quelques lignes je n’ai fait que vider mon sac. C’est possible, il se trouve que je cherchais moi aussi mes clés de voiture ;)



dimanche 29 septembre 2013

Deux testaments pour le prix d’un

Avez-vous déjà lu la Bible ? Non ? Un petit peu ? Déjà 5 fois ?! Il se trouve que la Bible nous offre généreusement deux testaments.

Non que les soldes aient déjà existé à l’époque lointaine où ce livre fut inspiré et écrit, simplement il a fallu du temps, beaucoup de temps pour que cette rencontre ait lieu et puisse se réaliser. Une rencontre ? Oui le plus beau des rendez-vous à savoir celui de Dieu et des hommes.

Certes, les démarrages furent plutôt chaotiques et plus d’un dirait que l’histoire démarrait sacrément mal. Tout ça pour une histoire de pépin et de langue fourchue. Ah si Eve avait fait comprendre à son adversaire qu’il terminerait en sac à main à la moindre entourloupe ! Bref, la situation a bien ripé au démarrage et pendant que nos deux compères se retrouvaient à poil, l’ensemble de leur descendance était rhabillé pour plusieurs hivers.

Et la suite de ce qui s’appelle l’Ancien Testament va se dérouler sur cette même pente savonneuse alternant les meurtres, les adultères, les négociations familiales qui dégénèrent. Entre Dallas et Château-Babel, vont se succéder des tractations, des histoires de partage, d’héritage, de prise de bec à savoir qui serait le plus fort et de frère balancé dans un puits par ses aînés. Une époque formidable !

Sans compter des bastons mémorables entre peuples et tribus qui s’arrachent quelques arpents de terre, des coups bas « en veux-tu en voilà », des concours de fronde à celui qui démolira l’autre, des attaques de sauterelles, des ouragans terribles à faire frémir la miss météo la plus aguerrie. C’est un condensé de « Règlements de compte à Jérusalem », « Coup de foudre au bord du Nil », « La tour de Babel infernale » et « Le pharaon est une ordure ».

Heureusement quelques personnages sortent du lot et tentent, tant bien que mal, de redresser la marche de leurs proches dans une direction plus paisible. Mais à quel prix ! Plusieurs paieront de leur vie cet appel à plus de paix, d’écoute, d’attention à l’autre. D’ailleurs l’expression « avoir l’impression de parler dans le désert » a dû être inventée par un prophète en mal de public. En plus si c’est pour être nourri par les corbeaux, ça fait beaucoup pour un job assez chichement payé ! (cf. la dernière dépêche de l’AFP, l’Agence Fraternelle des Prophètes)

Enfin, après tant de rebondissements, alors qu’une brise légère caresse les dunes, un rendez-vous va se réaliser, aussi incroyable qu’inattendu bien qu’espéré par tout un peuple depuis des lampes à huile !

Une demande délicate d’abord, un humble oui en réponse et voici que l’Ancien cède la place au Nouveau dans la douceur d’une maternité toute discrète et merveilleuse à la fois. Alors que la courbe séduisante de la pomme avait déclenché la première belle boulette de l’humanité, voilà que le magnifique et si touchant arrondi du ventre de Marie va entraîner une douce tempête d’Amour dont Dieu seul a le secret (bon il paraît que l’Esprit Saint était aussi dans le coup m’a glissé un proche de la famille).

Oh bien sûr, tout ne vas pas être simple, ne serait-ce que pour la naissance de Jésus pour laquelle trouver un hébergement représente pour ses parents un vrai chemin de croix. Finalement Joseph et Marie trouveront une place en crèche dont personne ne veut (à croire que les choses ont bien changé en deux mille ans à ce sujet…).

La Bonne Nouvelle va pouvoir se déployer et se révéler dans toutes les dimensions de la création, du tout premier « areuh » de Jésus bébé jusqu’au don de sa vie, en passant par la multiplication des pains et les nombreuses guérisons qu’il a opérées.

Tendresse, délicatesse, écoute, attention, pardon, miséricorde, bienveillance, paix, douceur, accueil, tout cela coule au fil de ce Nouveau Testament, au gré des rencontres, des discussions, des histoires racontées à la foule venue capter ses paraboles.

Evidemment cela chauffe un peu aux entournures avec l’équipe des Pharisiens qui n’acceptent pas du tout que le Messie vienne jouer dans leur cour. C’est certain que Jésus recrute à tour de bras des joueurs qui sont prêts à mettre leurs talents au service d’un club dont la vocation n’est pas de faire de l’argent. Et l’on ne peut même plus se vanter d’être les soi-disant intimes du Big Boss Céleste, c’est vraiment la fin du spi-business.

Sans compter les marchands du Temple qui se sont fait remettre à leur juste place. Il faut dire que les t-shirts à l’effigie de Jésus, les sandales à semelles spéciales pour marcher sur l’eau et les pierres en mousse pour fausse lapidation, ça faisait vraiment bon vin transformé en mauvaise piquette.

Finalement, prêt à tout donner, tout lui fut pris y compris sa vie. La vie de Jésus déposée entre des mains qui ne réalisaient sans doute pas ce qu’elles faisaient et dont il ne leur sera pas tenu rigueur, tellement le festival amoureux va tout éclabousser jusqu’au bout.

La nuit de sa naissance a été la plus lumineuse. Trois jours après sa mort c’est l’éclat fulgurant de la Vie renouvelée qui tient lieu et place de soleil dans le cœur de ses disciples.

Retenons qu’au travers de ce testament, c’est l’Amour qui nous est donné. A chacun de nous de le faire grandir et fructifier : une cascade de tendresse, une immense brassée de pardon, de fines feuilles d’espérance, des touches de douceur et un regard pacifique.


Voilà votre « Amojito » est prêt. A donner et consommer sans modération !!



vendredi 20 septembre 2013

Eternelle randonnée

Cet été, il se trouve que grâce à des amis, nous avons passé 5 jours extraordinaires sur les chemins de saint Jacques de Compostelle.

Ces amis, prêts à se lancer dans cette aventure, nous ont en effet proposé de les rejoindre autour du 15 août pour quelques jours de marche au départ du Puy. La ville du Puy en Velay est l’un des départs de cette route et une des rampes de lancements des pèlerins, marcheurs, randonneurs et autres chercheurs de Quelqu’un, Quelque chose.

Banco ! Un oui et nous voilà associés en famille à un petit bout de cette aventure humaine qui consiste à se mettre en marche.

Les premiers préparatifs consistent déjà à établir l’itinéraire compte tenu du nombre de jours de marche retenu ainsi que de l’ensemble des membres de l’équipage ainsi constitué. Cette phase préparatoire nous fut grandement facilitée par un nombre impressionnant de guides qui existent sur la Route de Compostelle. Nous nous sommes adaptés entre autre aux participants appartenant à la génération « A » (personnes nées au début des années 2000) afin de construire des étapes de 6 à 8 kilomètres par jour, distance pouvant a priori être parcourue par toute la bande.

Une fois les étapes dessinées, la seconde phase revient à trouver le gîte pour chacune des nuitées. Et là aussi, nombreux sont les guides et autres sites Internet qui offrent de contacter les meilleures adresses : localisations, commentaires laissés par les hôtes précédents tant sur la qualité de la literie que sur la densité des puces de lit, la propreté des douches, le niveau sonore du coq de la basse-cour et le niveau olfactif du troupeau de vaches qui ruminent à proximité (voir juste à côté).

En quelques clics, l’hébergement est bâti pour chaque soir. Côté intendance, quelques années de scoutisme permettent d’établir une liste de courses défiant toute concurrence et qui déboucheront sur des menus succulents. L’enjeu s’avère de taille : à tout moment, la réponse à la question « qu’est-ce qu’on mange ? » doit satisfaire l’appétit de nos hôtes dont la marche aura creusé l’appétit aussi profondément que la fosse des Mariannes.

L’essentiel des préparatifs ainsi terminé, il ne nous restât qu’à patienter jusqu’au dimanche 11 août date fixée pour nous retrouver au Puy-en-Velay, une des villes départs du chemin de saint Jacques. L’arrivée sur la ville dévoile notamment une splendide statue de Marie portant l’Enfant Jésus et fondue avec les canons de la bataille de Sébastopol. La Sainte Vierge protège les habitants et veille sur chacun, dominant la vallée de sa douceur.

Dés l’arrivée, un accueil chaleureux est offert aux pèlerins accompagné en cette chaude journée estivale d’un verre très rafraîchissant de kir (à consommer avec modération, comme le veux la formule désormais obligatoire) pour les adultes et de sirop pour les enfants. Ca démarre bien ! D’autant qu’un musée du camino a été créé et permet de plonger dans l’histoire de ce célèbre chemin, dans l’esprit de la marche, du silence et de la nature. Sont ainsi offerts à l’écoute plusieurs témoignages audio au travers desquels chacun peut écouter le cheminement de quelques personnes dont les pas leur ont permis d’aller aussi loin en eux que sur la route.

C’est l’auberge de jeunesse du Puy qui accueille notre première nuit, grand bâtiment calme et venant d’être entièrement rénové. Quelle aubaine pour notre jeune troupe ravie à l’idée de vivre cette aventure pédestre !

Le fait que nous soyons dix nous offre d’occuper entièrement deux chambres. Chaque chambre est constitué de deux lits superposés à la grande joie des enfants et déclenche l’éternelle négociation « je suis en haut ! » contre « je préfère être en bas ! ». Bref, après notre dernier dîner au cœur de la civilisation pour la semaine à venir, il est temps de coucher tout le monde afin que les forces soient les plus préservées lors du réveil le lendemain.

Et c’est après une nuit à la température caniculaire (et légèrement animée par une pizza qui n’est pas passée, au sale comme au figuré…) que les plus grands se réveillent pour assister à la messe d’envoi à sept heures du matin à la basilique.

Le soleil chauffe déjà un peu. Il projette lumière et rayons dans un ciel bleu qui récompense les matinaux et préfigure une magnifique journée. Les yeux légèrement collés, les bâillements et engourdissements n’altèrent en rien la joie d’être réunis dans l’église et de se dire que chacun est là pour se mettre en chemin. Même si la décision de marcher vient de nous, il semble que ce soit en fait un appel de prendre la route auquel nous avons répondu.

A la fin de la cérémonie, l’ensemble des personnes qui vont partir vers Compostelle est réuni au pied de la statue du saint qui a donné son nom à la coquille. Nombreuses sont les nationalités représentées tout comme sans doute les motivations, raisons, attentes qui poussent nos cœurs et nos corps à cheminer. D’ailleurs, en même temps qu’il nous est proposé de confier nos intentions sur des papiers bleus, une corbeille est à notre disposition pour piocher les carrés azurs déposés par nos prédécesseurs, ces derniers comptant sur les futurs marcheurs pour prier et porter dans une mystérieuse communion toutes ces demandes silencieuses.

Un chapelet et une médaille distribués plus loin, nous voici descendant un escalier vertigineux dont chacune des marches constituent un des premiers pas vers la ville au cœur de laquelle notre périple doit nous mener. Une descente qui nous fait passer de l’obscurité de la basilique à la clarté du soleil étincelant. Encore quelques pas et c’est sur le macadam du trottoir que les coquilles saint Jacques nous montrent la voie…


Ultreïa !



vendredi 13 septembre 2013

J’arrête de fumer et je me mets au sport



Un peu plus d’une semaine écoulée depuis la rentrée scolaire et son lot de fournitures, il me semble approprié d’écrire quelques mots sur un des sujets qui anime bien des conversations en ces temps septembriens : les bonnes résolutions !

En effet, après la saison des vacances, de la plage, des apéritifs (à consommer avec maturation euh pardon ! avec modération), des barbecues et autres planchas, vient celle des décisions qui engagent pour toute l’année. Il est clair qu’une certaine pression plane, alors qu’il s’agit de choisir quelle activité sportive, manuelle, intellectuelle sera retenue.

De même, l’air présente fréquemment le parfum des grands jours au cours desquels, une décision reportée à plusieurs reprises en disant « je verrai ça à la rentrée », attend désormais d’être prise( ou non). Bon, je vous accorde que ce qui n’aura pas été tranché en septembre lors de la célèbre rentrée scolaire, pourra l’être tout tranquillement dans les premiers jours de janvier avec la nouvelle année.

Ce qui peut aider à transformer l’essai réside dans les célèbres forums des associations organisés dans nombre de communes. Ainsi les clubs, organisations, communautés et autres compagnies en tout genre sont présentes dans le but de vanter leurs activités et de présenter une réponse potentiellement compatible avec les bonnes résolutions qui ont été retenues pour l’année à venir.

Il est certain que si vous avez comme bonne résolution de ne rien faire de l’année, il peut s’avérer quelque peu risqué de parcourir les allées du forum. Ainsi vous pourriez vous retrouver coincé par un atelier « théâtre d’improvisation » ou par l’association « jeux de sociétés » qui cherchent à compléter leurs effectifs et trouveront l’argumentaire pertinent afin de vous faire adhérer. Vous pouvez très bien flâner, dire que vous allez réfléchir ou que vous êtes déjà engagé dans une autre activité.

Si votre bonne résolution consiste à remplir abondamment votre agenda, alors lâchez-vous ! D’abord il vous faudra arriver deux ou trois heures avant l’ouverture du forum afin d’être parmi les premiers à vous inscrire. Au préalable, vous aurez bien pris soin de repérer dans le programme les activités que vous souhaitez suivre, préparer à l’avance votre itinéraire au milieu des stands et démarrer à fond de train ! Là réside en effet les éléments principaux qui vous permettront un cumul d’inscriptions bon à faire pâlir de jalousie certains de nos hommes politiques dits « cumulards ».

Evidemment, vous avez aussi le choix de ne retenir qu’une seule décision parmi la liste suivante. Cette litanie a été établie par un panel de scientifiques non reconnus mais qui ont passé un certain temps, voire un temps certain à écouter les êtres humains au cours de discussions passées à refaire le monde. En voici un florilège :

  • Cette année, j’arrête de fumer (je crois que celle-là a déjà été cramée par bon nombre de personnes)
  • Cette année, c’est décidé, je fais du sport ! (tiens, à ce propos, l’abonnement à BeInSport est gratuit pendant un an. Ca va me faire l’échauffement)
  • C’est décidé, chérie, je descends les poubelles ! (Je suis tellement content que le vide-ordures soit à nouveau utilisable)
  • Je me mets enfin à un instrument de musique (Bon, c’est vrai que les voisins sont extrêmement sensibles au bruit et ça risque de gâcher la bonne entente du voisinage)
  • Je lis au moins un roman par trimestre (Ouah dingue, tu m’as abonnée à People Magazine !!)
  • Bon, à partir de septembre, je rentre tôt du boulot ! (Une réunion ce soir ? pas de problème pour 19h)
  • Préparer les affaires et les goûters des enfants la veille (Oui, bien sûr, je m’en occupe demain matin)
Bref, vous l’aurez compris, les bonnes résolutions, c’est comme le lundi au soleil, une chose qu’on n’aura jamais ! Chaque fois c’est pareil, c’est quand on prend une décision, que l’on choisit de faire une action, qu’un imprévu vient plomber notre résolution !

Et la galère continue alors, « je n’ai pas réussi à tenir », « je verrai demain », « ce sera pour l’année prochaine », « promis, la prochaine fois c’est la bonne ! », et ainsi de suite…

Maintenant, regardez-vous bien dans le miroir ! Regardez vous maintenant, pas demain ! Là tout de suite ! Bien, vous y êtes ? Alors c’est à vous : « Miroir, mon bon miroir, toi qui me connais comme si tu me voyais, dis-moi, ai-je envie de prendre une bonne résolution ? ».

Une réponse vous vient ? Rien ? Ce n’est pas grave, détendez-vous, prenez une bonne douche et puis vous verrez ça demain !!




vendredi 6 septembre 2013

Grands carreaux avec ou sans marge ??

Et voilà, c’est reparti pour une nouvelle année scolaire ! Et qui dit année scolaire dit bien évidemment liste de fournitures.

Vous savez, ce document qui fait au bas mot un recto-verso, qui semble interminable et qui doit être en mesure de couvrir les besoins matériels de nos enfants pour la période qui va de septembre à juin.

Bizarrement la rentrée scolaire est associée à une vague de campagnes publicitaires dont l’objectif est de vanter aux parentes d’élèves, à savoir un grand nombre de parents puisqu’il n’y a pas loin de 12 millions d’élèves en France, les meilleurs promotions sur les lots de cahiers, de gommes, de feutres ou encore de paires de ciseaux.
Comment ne pas comprendre que se déroule alors, dans les dites grandes surfaces (il est certain que la superficie occupée par quelques magasins est tout simplement ahurissante !), une cohue digne des plus belles saisons de soldes. Il faut dire que l’enjeu est de taille !

En effet, dans le meilleur des cas, la liste des fournitures a été communiquée avant les grandes vacances et permet donc, en toute sérénité, de faire le plein. Vous me rétorquerez que les promotions précédemment citées n’ont pas encore lieu fin juin, ce à quoi je vous répondrai « Certes, par contre, il n’y a quasiment personne dans les magasins et je peux trouver le fameux cahier grand format, grands carreaux, à spirale avec Spiderman en couverture ».

Oui, car qui dit fournitures scolaires, dit aussi expertise en la matière et risque de ne pas cocher toutes les cases tant la litanie est ciselée. Et les achats en dernière minute, voire le soir de la rentrée, augmentent le risque de ne pas réussir à acquérir le fameux sésame indispensable au succès de nos chères têtes blondes, brunes, rousses, à franges, houppettes, couettes ou queues de cheval (NDLR : quelle chance d’avoir encore des cheveux !!).

Il faut reconnaître que le défi lancé aux parents par les enseignants est de haute volée. En général, chacun(e) exprime ses propres souhaits, eux-mêmes liés aux exigences de la matière qu’il ou elle enseigne. Heureusement dans le primaire, la présence d’un(e) seul(e) enseignant(e) réduit l’exotisme et la variété des demandes. Toutefois, cela n’empêche en rien de se retrouver dans les rayons avec la liste dans une main et les yeux rivés sur les étiquettes dans le but de dénicher l’objet tant convoité.

Ah le fameux classeur grand format (A4) assorti de ses intercalaires et de son paquet de feuilles blanches, grand format (21 x 29,7 cm), grand carreaux, perforées ! Ou encore le cahier petit format (17 x  22 cm), petits carreaux, de 192 pages (un multiple de 48 me soufflet-ton dans l’oreillette) afin de pouvoir tenir toute l’année.
Et qui dit cahier, dit protège-cahier bien entendu ! Nous voilà donc à rechercher les enveloppes plastifiées prévues à cet effet, à savoir préserver le plus possible les cahiers des coups de feutres, de bics, de crayons, de cutter, de ciseaux, de colle, etc.

De plus, après avoir enrobé les splendides cahiers aux effigies de Transformers, Cars 2, Hello Kitty ou encore Monster High, il va falloir procéder à l’opération « étiquettes ». Je mets d’office un « s » car cette manipulation fait partie des passages obligés pour toute rentrée scolaire qui se respecte : MARQUER LES FOURNITURES !!
Hop, le cahier de texte ou l’agenda, étiqueté ! Hop le classeur n°1 étiqueté ! Hop le classeur n°2 étiqueté ! Hop, le cahier n°1, protégé et étiqueté ! Hop, le cahier n°2 idem ! 

Je vous passe, oh non finalement je ne vous la passe pas, la non moins fameuse étape de recouvrement des livres de classe. 
Autant le protège-cahier est enfilé vite fait bien fait sur son support, autant le recouvrement des manuels scolaires peut s’avérer un travail d’orfèvre. Couper une feuille suffisamment grande de papier plastique, déposer le livre dessus, faire les plis qui vont bien, scotcher sur la couverture, décoller le scotch sans déchirer l’intérieur du livre parce qu’il n’y a plus assez de plastique pour le verso, repositionner le livre correctement, essayer de défaire les plis trop marqués, recommencer les plis…bref un grand moment de travaux manuels !
Heureusement, notre envoyée spéciale nous informe à l’instant que les protèges livres vendus par Handicap International représente un gain de temps précieux. N’hésitez pas !

Afin d’être bref, j’ajouterai simplement la collection des crayons, feutres, stylos à bille de différentes couleurs, paire de ciseaux, bâtons de colle, rouleaux de scotch, compas, double décimètre, équerre, gommes, taille-crayons à réservoir (pas pour l’année le réservoir je vous rassure !).

Et tout cela doit parfois être étiqueté. Amusez-vous donc à coller une étiquette sur un crayon à papier HB ! Un délice… d’autant plus que les étiquettes que vous venez de vous escrimer à dimensionner, écrire, imprimer au bureau, ne conviennent évidemment pas !

A la fin, tout cela est réalisé pour le plus grand confort scolaire de nos enfants et leur plus grand bonheur. Tiens cela me fait d’ailleurs penser qu’il faut que je remplisse les fiches d’informations, colle les photos d’identité dans le coin en haut à droite et que j’indique les jours de cantine.

Surtout n’oubliez pas, si vous avez terminé vos étiquettes pour cette année, cela reviendra l’an prochain et les couleurs des protège-cahiers auront changé ;)




vendredi 26 juillet 2013

Vous avez reçu un message

Ah le mail ! Ce moyen formidable de communication qui inonde nos boîtes aux lettres électroniques plus fréquemment que les campagnes publicitaires papier, c’est pour dire…

Le courrier électronique a indéniablement certains intérêts : rapide, direct, pouvant être lu depuis un smartphone, permettant d’attacher des pièces jointes (pas trop lourdes s’il vous plaît afin de ne pas planter la boîte de votre destinataire) et de vous adresser à autant de personnes que vous le souhaitez.

Fini le temps où il fallait écrire autant d’enveloppes que de personnes à qui vous écriviez, coller les timbres au point attraper des ampoules à la langue ou d’avoir un goût chimique dans la bouche pendant plusieurs heures, et enfin de courir à la boîte à lettres juste avant la levée du facteur qui permettra d’être dans les temps pour l’envoi de la déclaration d’impôts ou pour la réponse au grand jeu concours organisé par Télé 7 jours et permettant de 
gagner un walkman.

Le mail utilisé dans la vie personnelle et professionnelle, à la maison et au bureau, à la maison pour finir ce qui n’a pas fait été terminé au boulot et au bureau pour régler quelques affaires personnelles. Il faut reconnaître que ce nouveau media est tout de même beaucoup plus pratique : je saisi l’adresse de mon ou mes destinataire(s), j’écris l’objet de mon courrier, je tape le texte, je joins un document et hop j’envoie !

Mince, j’ai envoyé le mauvais document !! Ah la boulette, il ne faut absolument pas qu’il lise celui-là. Situation de crise soudaine ! Comment est-ce que je peux le récupérer, vite les options et rappeler ce mail ! Ca a marché ? Oui ? Non ? Quelle poisse !

Bon je décroche mon téléphone pour appeler la personne et lui dire de ne pas tenir compte de mon mail. Evidemment la messagerie vocale ! Allez je laisse tout de même un message pour la prévenir, cela fait une précaution. Ah je suis tout de même embêté, il est impensable que ce document soit lu. Je sais ! je vais envoyer un mail à ses collègues pour leur demander si ils ont accès à sa boîte mail ce qui permettra de détruire le message (et oui, car vous pouvez partager votre boîte mail aussi facilement que de confier la clé de votre boîte aux lettres pendant les vacances afin que l’on puisse vous faire suivre votre magazine préféré partout où vous êtes).

Hop un mail aux collègues (NDLR : 15 collègues !). Et comme les collègues traitent leurs mails à la vitesse de Buzz l’Eclair, me voilà avec 15 réponses minimum dans les secondes qui suivent. Pourquoi minimum ? Tout simplement parce que certains répondent aux messages de leurs propres collègues en conservant l’intégralité des destinataires. Je vous passe le calcul mais au bas mot, avec un simple message adressé à 15 personnes,  voilà qu’en arrive plus de 55 dans la boîte de tout le monde.

En attendant je n’ai pas réussi à régler mon souci et suis bien embêté. Autre solution qui s’offre à moi, envoyer un mail supplémentaire au titre très évocateur « Annule et remplace », écrit avec l’espoir qu’il sera lu avant le fameux message qui n’aurait pas dû partir…

Attendu que mon esprit était préoccupé par cet épisode fâcheux, il n’a pas remarqué l’arrivée en masse d’autres messages portant sur divers sujets. Il y a des jours où vous vous êtes sans doute demandé si l’ensemble des salariés de votre entreprise ne se sont pas donné le mot pour vous écrire, tellement la cascade de mails est continue.

Un phénomène volumétrique accentué par toutes les alertes et indicateurs possibles lorsqu’un message arrive dans votre boîte : un jingle, un aperçu du message en sur-écran, une enveloppe qui apparaît en bas à droite, une vibration sur votre blackberry et un clignotement lumineux au cas où vous seriez dans le noir. Au moins vous êtes au courant que vous avez reçu un mail ! 

Et c’est sans compter sur la personne qui vous appelle dans la foulée en vous déclamant sans même un bonjour « Je viens de t’envoyer un mail, tu l’as reçu ? »
Bref, le mail qui peut être pratique, peut également s’avérer être une plaie. La phrase qui en témoigne est « Ah je ne m’en sors plus, je n’arrive plus à traiter mes mails ». Et oui nous voilà nombreux à être réduit au job de « gestionnaire de courriers électroniques », quel bonheur et quel épanouissement !

Autre effet pervers qui s’ajoute au bombardement quotidien que chacune de nos boîtes subit, l’impatience engendrée par la rapidité de l’outil. En effet, si le mail circule rapidement, c’est donc que vous le recevez dans la foulée, que vous l’ouvrez immédiatement et êtes en mesure d’y répondre à la minute.

Ce processus simple amène certains à s’octroyer le droit de recevoir une réponse dans les 15 minutes qui suivent l’envoi du message. Si ce délai n’est pas respecté (au sens où il est dépassé bien entendu), vous avez droit à une relance, par mail également. Ce rappel pourra intervenir à intervalles réguliers tant que satisfaction n’a pas été donnée à l’expéditeur. Caricature ? Exagération ? Un tantinet peut-être, quoi que …

Il y aurait encore bien d’autres histoires à écrire au sujet de l’utilisation du mail, ne serait-ce que les réponses à un mail de départ de la société et adressées à toute la liste de distribution, un régal !

Bon je vous laisse, c’est pas tout mais il faut que j’aille répondre à mes mails ;)